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Fenêtres écoénergétiques

Fenêtres à faible émissivité, gaz argon et intercalaire isolant, choisies selon l'orientation et l'usage de chaque pièce.

Ce qui rend une fenêtre écoénergétique

Quatre éléments font l'essentiel du rendement thermique d'une fenêtre : le nombre de vitrages, la pellicule à faible émissivité, le gaz entre les vitres et l'intercalaire qui les sépare. Le cadre et la qualité de la pose font le reste — et l'étiquette d'usine ne dit rien de ce dernier point.

Faible émissivité et gaz isolant

Une pellicule à faible émissivité renvoie le rayonnement infrarouge vers l'intérieur en hiver. Le gaz argon entre les vitres ralentit les échanges par conduction mieux que l'air sec. Ces deux éléments sont aujourd'hui courants sur les produits neufs ; ce qui varie d'un modèle à l'autre, c'est le nombre de pellicules et leur position dans l'assemblage.

L'intercalaire, la pièce discrète

La bande qui sépare les deux vitres conduit la chaleur sur tout le pourtour. Un intercalaire d'aluminium crée un pont thermique visible : c'est là que la condensation apparaît en premier, au bas de la vitre par temps froid. Un intercalaire à faible conductivité repousse nettement ce seuil, pour un écart de prix modeste.

Orienter le choix par façade

Une même maison n'appelle pas le même vitrage partout. Au nord, la priorité est l'isolation pure. Au sud et à l'ouest, le contrôle de l'apport solaire compte autant, sous peine de surchauffe estivale dans les pièces vitrées. Les fabricants proposent plusieurs assemblages ; les panacher par façade coûte peu et se décide au devis.

Ce que les cotes veulent dire

Les produits portent des cotes de rendement thermique et d'étanchéité à l'air, et certains modèles sont homologués ENERGY STAR pour la zone climatique visée. Ces cotes servent à comparer des produits entre eux ; elles ne prédisent pas la performance du mur fini, qui dépend aussi de la continuité du pare-air à la jonction.