Choisir le matériau du cadre
Le cadre n'a presque aucun effet sur la valeur isolante du vitrage, mais il décide de l'entretien, de la tenue des couleurs et du prix. En rénovation, il décide aussi de ce qui est possible : toutes les ouvertures anciennes ne sont pas aux dimensions courantes, et le sur-mesure est souvent la seule voie sans reprise de maçonnerie.
Le PVC
Le choix le plus répandu en résidentiel : bon rendement thermique, aucun entretien, coût contenu. Ses limites sont connues — les teintes foncées travaillent davantage au soleil, et les grandes dimensions demandent un renfort interne. En blanc et en formats courants, c'est le rapport rendement-prix le plus solide du marché.
L'hybride PVC-aluminium
Cadre de PVC à l'intérieur, capot d'aluminium extrusé à l'extérieur. On garde l'isolation et l'absence d'entretien du PVC, avec une face extérieure qui tient les couleurs foncées et les lignes fines. C'est le compromis le plus demandé sur les projets où l'apparence extérieure compte autant que la performance.
L'aluminium
Réservé aux grandes ouvertures, aux bâtiments commerciaux et aux façades contemporaines où la finesse du cadre prime. Il exige une rupture de pont thermique pour être acceptable en climat québécois — sans elle, la condensation sur le cadre est prévisible, quelle que soit la qualité du vitrage.
Ce que le sur-mesure permet
Ouvertures hors format, cintres, formes trapézoïdales, alignements de meneaux à respecter sur une façade ancienne : rien de tout cela n'existe en inventaire. La fabrication sur mesure se commande sur des relevés faits sur place, jamais sur des plans, et les délais de production s'ajoutent au calendrier de pose.